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Qui suis-je ?

Je m’appelle OphĂ©lie, je suis DRH, et Ă  30 ans mon amour pour la pĂątisserie a pris un sacrĂ© tournant 🚀

J’ai eu la chance de grandir avec des repas composĂ©s de produits de qualitĂ©, ce qui a fait grandir chez moi l’amour du “bien manger”. Cet amour s’est bien vite dĂ©veloppĂ© en un vrai goĂ»t pour la gourmandise — et surtout pour la partager. Pendant des annĂ©es, j’ai rĂ©galĂ© mes collĂšgues avec des gĂąteaux au chocolat, et animĂ© des teambuildings cuisine Ă  tout-va.
Mais c’est pendant le confinement que tout s’est accĂ©lĂ©rĂ© : avec trois heures gagnĂ©es par jour (merci le tĂ©lĂ©travail !), j’ai explorĂ© tout ce que j’aimais faire de mes mains — du DIY aux cosmĂ©tiques maison — jusqu’à ce que la pĂątisserie s’impose comme une Ă©vidence. J’ai essayĂ© des plats salĂ©s complexes, mais rien Ă  faire : c’est dans le sucrĂ© que je m’épanouis.

En 2022, une nouvelle impulsion : alors que je venais de prendre un poste de DRH en start-up et que j’affrontais les consĂ©quences sur ma fonction d’un marchĂ© Ă©conomique en tension, je me suis lancĂ© le dĂ©fi fou de faire de ma passion un vrai side-project, en passant en candidat libre le CAP PĂątisserie.

🎯L’objectif est multiple :

  • me ressourcer pour affronter les difficultĂ©s du quotidien, parfois difficiles dans mon mĂ©tier RH
  • apprendre des techniques pro pour faire des produits dont je sois fiĂšre.
  • avoir le droit de vendre mes crĂ©ations pour valoriser mon savoir-faire. J’avais des demandes de mes anciens collĂšgues, et besoin d’une structure et des habilitations lĂ©gales

Je dĂ©couvrais vite que cela allait ĂȘtre plus compliquĂ© qu’il n’y parait, avec :

  • une rĂ©forme de 2021 rendant le passage des Ă©preuves plus cadrĂ© et difficile
  • l’obligation d’effectuer 2 stages de 7 semaines consĂ©cutives (490h au total)

Comment faire quand on est en poste đŸ˜Č?

Je procĂ©dais par Ă©tape : « voyons dĂ©jĂ  si je peux trouver des stages« 

Je choisis un organisme en ligne, je me fais un CV de pĂątissiĂšre dĂ©butante, et je pars faire du porte-Ă -porte auprĂšs des boulangeries de mon quartierđŸ€“

AprĂšs m’ĂȘtre fait recaler de partout, ma dĂ©termination avait doublĂ©. J’y retournais avec des fournĂ©es de mes plus beaux macarons, j’Ă©changeais avec les restaurants que je frĂ©quentais pour rĂ©cupĂ©rer des contacts, et je tentais de crĂ©er un rĂ©seau en partant de zĂ©ro.

1 mois et demi plus tard, j’avais mes 2 stagesđŸ’Ș

Maintenant, comment gĂ©rer le double emploi😬?

J’avais beaucoup de congĂ©s, un soutien sans faille Ă  la maison, la meilleure Ă©quipe RH de la terre, et une entreprise ouverte aux side-projects.

Les Ă©toiles s’alignent ✹

Je m’organise : debout Ă  5h et jusqu’à 13h en pĂątisserie (+ le samedi), puis je me change en vitesse pour ĂȘtre opĂ©rationnelle Ă  14h en entreprise.

Apprentie pñtissiùre le matin, DRH l’aprùs-midi.

Le sacrifice ? Ma vie perso et mon sommeil😖

(Je vous Ă©pargne le dĂ©tail sur les conditions de travail et mon overdose de berocca 😅)

4 mois plus tard, mes stages sont finis, et j’organise maintenant ma formation en ligne le soir et les week-ends. C’est parti pour 10 mois de travail personnel :

  • 18h de formation hygiĂšne alimentaire et validation de la certification
  • 450h heures de formation en ligne
  • des centaines d’heures de lecture de blogs et livres de mĂ©thodes, de visionnage de vidĂ©os et divers lives

  • beaucoup (beaucoup) d’économies passĂ©es dans les matiĂšres premiĂšres et le matĂ©riel indispensable💾💾
  • 12 examens blancs dans ma petite cuisine non professionnelle
  • des livraisons dans tout Paris pour Ă©couler mes stocks
  • 300 recettes apprises par cƓur
  • 100 pages de thĂ©ories des aliments et rĂ©glementations

Jusqu’au jour J en juin 2024, oĂč je me retrouve face au jury en compagnie d’élĂšves professionnels dont la plupart sont en alternance depuis 2 ans. Un des moments les plus stressants de ma vie.

J’ai obtenu mon CAP avec mention en 2024, et depuis j’ai une certitude : la pĂątisserie aura toujours une place dans ma vie. Elle me permet d’évacuer mon stress, de m’apaiser. J’y mets tout mon coeur, toute mon Ă©nergie. Ce que je cherche ? Ce sont les Ă©toiles dans les yeux des gens. Je veux leur faire ressentir ce que je ressens, moi, quand je croque dans un gĂąteau qui me touche.

Je suis encore en chemin. Mon ambition n’est pas de faire les gĂąteaux les plus parfaits, mais ceux qui font rĂȘver — l’espace d’une bouchĂ©e, l’espace d’un instant.

Mon plus beau souvenir de pĂątissiĂšre ? Mon neveu, 7 ans. Il commence sagement Ă  la cuillĂšre, comme ses parents lui ont demandĂ©. Une bouchĂ©e, deux
 puis il craque : il pose la cuillĂšre, attrape le gĂąteau Ă  pleine main — pas avec les doigts, non, avec la paume. Il pousse le gĂąteau dans sa bouche, du chocolat plein la figure, des miettes partout, la bouche trop pleine pour parler
 mais les yeux dĂ©jĂ  rivĂ©s sur le plat, prĂȘt pour la suite. đŸ„č

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