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Panique en tupperware

Il y a une loi non écrite dans ma famille et auprès de mes amis : si je viens déjeuner, je ramène le dessert. Et comme je suis incapable de choisir (et que tout le monde a des goûts différents, sinon c’est pas drôle), je ramène LES desserts.
Plusieurs. Beaucoup trop.
Le tout… à la main. En transport en commun.
C’est là que l’aventure commence😅.
Parce que le vrai défi, ce n’est pas tant de faire les gâteaux. C’est de les transporter sans les démolir. Trouver une boîte à peu près adaptée, un sac isotherme vaguement efficace, une position d’équilibre improbable entre mes genoux, et surtout survivre à une heure de transport en commun sans que tout se carapate🫣.
J’ai fini par développer une phobie du transport de gâteau. Aujourd’hui, je prends autant de temps à emballer mes gâteaux qu’à les pâtisser. Et je n’ai toujours pas trouvé la solution miracle. Je continue de m’énerver et de stresser.
Le support : la base du drame
Le support, c’est ce qui porte le gâteau. Chez soi, on sort une jolie assiette. Mais quand on doit trimballer un entremets dans le métro, on oublie la vaisselle.
La solution idéale : le carton or.
Sauf que je ne sais pas comment je me débrouille, ils sont toujours trop petits, trop grands, pas assez solides, ou ils ne rentrent pas dans mes boîtes.
Alors j’en colle plusieurs entre eux, je découpe, je bidouille. Et quand le gâteau est vraiment lourd ou haut, j’investis dans des supports semi-pro bien plus solides…et bien plus chers.
Le casse-tête des boîtes
Une fois le gâteau posé, il faut le protéger. Et là, c’est le festival.
Trop haut pour le couvercle, trop large pour la base, ou à l’inverse il flotte dans une boîte immense.
J’ai tenté de bricoler : papier alu, papier sulfurisé, torchons, boîte à chaussures sacrifiée…
Puis j’ai investi dans des boites en plastique : boîtes rondes, hautes, basses, à bûche, à cake, à étages…
Mais elles ont rarement la bonne taille, et ne rentrent dans aucun placard, donc elles vivent en exil cachée sous ma table de bureau🤫.
L’art du tetris
Quand on veut apporter trois desserts différents, en parts individuelles, dans des verrines, des boîtes, des plats à tarte, et qu’on n’a qu’un seul sac rigide… on improvise.
Torchons roulés en cales, mouchoirs en stabilisateurs, brique de jus en contrepoids. J’alterne entre les boites en plastique quand c’est possible, les tupperwares, les boites en métal, les boites en verre. Je fais un joyeux tetris !
Et je PRIE 😰.




Le métro, terrain de survie !
Rien ne prépare un bavarois au test de la ligne 13 à l’heure de pointe. Je tiens mon sac, mon tote bag, mon dessert dans une boîte branlante, tout en essayant de ne pas écraser une mamie avec ma tarte. Chaque virage est une menace. Chaque freinage est un mini-séisme.
Et même assise, je me demande où caser mon sac à dos et tous mes sacs remplis de boîtes 🤯.
Les conditions extrêmes
30°C dehors. Un flan dans mon sac. Pas de clim dans le bus.
Je transpire autant que lui. La crème commence à douter. La déco que j’ai passé 1h à mettre en place se fait la malle.
J’ai tout tenté : sacs isothermes, blocs froids, pause à l’ombre, même les VTC (bonjour le budget dessert !), mais ce n’est pas mieux car les voitures sont rarement climatisées l’été, et chauffées à l’extrême l’hiver.
Bientôt, je choisirai mes gâteaux en fonction de la météo : s’il fait chaud, cookies. S’il fait froid, aussi cookies, mais plus stylisés 😂.
Verdict final
En arrivant, je jette un oeil inquiet à mes boîtes.
J’ouvre délicatement. Je retiens mon souffle…
Parfois, c’est la cata😭.
Et parfois, miracle : tout est entier !
Pas de coulure, pas d’effondrement, quelques résidus de crème sur les bords, rien de dramatique.
Je m’installe, je respire. Je bois un thé. J’oublie les 12 stations.
Et je recommencerai la semaine prochaine 😅.
A la semaine prochaine 😖!
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