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L’affaire de la pĂąte qui se carapatait

Tout avait pourtant bien commencé.

Une pĂąte Ă  tarte maison bien fraĂźche, foncĂ©e avec amour dans son cercle, ses petits rebords joliment dĂ©corĂ©s… Elle Ă©tait belle, prometteuse, ne demandant qu’à se transformer en une dĂ©licieuse tarte dorĂ©e.

Et puis tout à coup à la sortie du four : le drame. On la retrouve
ratatinée, les bords affaissés et laids.

Que s’était-il passĂ© đŸ€”? 

Il fallait comprendre, trouver le coupable.
Était-ce un excĂšs de zĂšle au rouleau ? Un mauvais calcul ? Une erreur de recette ou d’ingrĂ©dient ? Un four mal calibrĂ© ? Une histoire de repos non respectĂ© ?

Je dĂ©cidai de mener l’enquĂȘte. Indice aprĂšs indice, j’ai interrogĂ© mes habitudes, fouillĂ© dans mes mĂ©thodes, les grimoires pĂątissiers et les blogs đŸ•”ïžâ€â™€ïž.

AprĂšs moult recherches et tentatives, voici le fruit de cette investigation sucrĂ©e đŸ”ŽđŸ„§

Rapport d’enquĂȘte : les suspects

🔎 Suspect n°1 : la farine trop riche en gluten
La farine comporte du gluten ; le gluten donne de la force à la pùte, ce qui contribue à la rétractation à la cuisson. 

🔎 Suspect n°2 : la pĂąte trop travaillĂ©e
La pĂąte, Ă  force d’ĂȘtre manipulĂ©e, Ă©talĂ©e, re-Ă©talĂ©e, pressĂ©e, re-pressĂ©e, finit par dĂ©velopper de la force, ce qui contracte la pĂąte Ă  la cuisson.

🔎 Suspect n°3 : le manque de repos
Pas de repos = pas de détente du gluten. Et sans repos, quand la pùte passe au four, elle se rétracte. 

🔎 Suspect n°4 : un fonçage trop appuyĂ©
À vouloir faire joli, on appuie fort dans les coins pour bien plaquer la pĂąte. Erreur ! On la pousse Ă  se tendre et donc
 Ă  se rĂ©tracter Ă  la cuisson.

🔎 Suspect n°5 : l’absence de petits trous
Une pĂąte qui n’a pas Ă©tĂ© piquĂ©e aura plus de chance de se dĂ©former et de gonfler Ă  la cuisson.

🔎 Suspect n°6 : un four pas assez chaud
Une pùte enfournée à température tiÚde se liquéfie.

ClĂŽture de l’enquĂȘte : les coupables đŸ„·

Les coupables ont Ă©tĂ© identifiĂ©s : le gluten nerveux, le manque de repos, le fonçage trop brutal, le four un peu complice sur les bords…Ils sont tous complices !

GrĂące Ă  ces indices, j’ai pu redonner Ă  ma pĂąte un peu de tenue, et Ă  ma tarte un peu de dignitĂ©.

Mais ne nous mĂ©prenons pas : la cuisine reste un terrain glissant. D’autres mystĂšres m’attendent sĂ»rement. Un biscuit trop mou, un glaçage capricieux ou un insert qui tente de s’échapper. Je serai prĂȘte Ă  enquĂȘterđŸ’Ș !

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